Course 2 le samedi après-midi 
Pour cette seconde course de la journée, toujours disputée sous un resplendissant soleil, le plateau s'est dégraissé. Après la Mosler G&A Racing et la Gallardo #15, il manque l'Aston-Martin trop fortement endommagée au 18ème tour de la course précédente pour espérer être au départ d'une course avant pas mal de temps. Il y a aussi une place vide en 10ème ligne, avec la Porsche In2Racing clouée dans la pit-lane pour un problème de roue à l'arrière gauche. Les mécaniciens se sont lancés dans une partie de Meccano à quelques minutes du départ, mais la voiture ne sera pas prête avant le départ et elle devra partir des stands.
La plus grosse surprise au moment de la mise en grille sera sur la première ligne. Les deux Mosler Gravity Racing qui ont réalisé les deux meilleurs temps en qualifications sont tout simplement absentes! C'est un peu l'affolement autour des voitures de Vincent Radermecker (le poleman) et Anthony Kumpen. Un problème électronique affecte la voiture du poleman, tandis que la seconde voiture doit être poussée pour démarrer. Après plusieurs essais infructueux, la voiture d'Anthony Kumpen accepte enfin de démarrer, mais avec de telles difficultés que l'on se demande si elle arrivera à sortir de la voie des stands et à boucler un tour complet du circuit pour se placer sur la grille.
Après d'interminables minutes, Anthony Kumpen rejoint enfin sa place sur la grille. Mais l'espoir ne durera que quelques secondes. La voiture est poussée dans les stands et les mécaniciens s'affairent dessus. Dans le même temps, en seconde ligne, Vincent Vosse sur la Ferrari Sport Garage et Jeffrey Van Hoydonck sur la Dodge A+ Racing affichent un certain sourire : ils s'élancent en première ligne, une situation inespérée qu'ils vont sûrement tenter de transformer en podium.

[ Coup de théâtre extraordinaire : la première ligne est vide, les deux Mosler sont en panne ! ]

[ Réticente à démarrer, la Mosler #24 devra être poussée une demi-douzaine de fois avant de s'ébrouer ... timidement ]

[ A voir la Mosler s'éloigner au ralenti avec d'incessantes coupures moteur, on se dit que c'est un miracle si elle boucle un tour complet ]

[ On s'affaire aussi sur la Porsche de Peter Richings, pour un souci sur le moyeu arrière gauche ]

[ A peine arrivée (difficilement) sur la grille de départ que la Mosler doit-elle être poussée dans les stands ! ]

[ Les deux Mosler du Gravity Racing étaient en première ligne : elles partiront des stands ]

[ Ferrari / Dodge : une première ligne inhabituelle en Belgian GT. ]

[ Alors que le peloton Belgian GT passe, les deux Mosler attendent le passage du feu au vert pour s'élancer à leur tour. ]

[ Et la #24 abandonne dès le premier tour, cardan cassé. ]
Au feu vert qui libére les 18 voitures en piste, les positions sur la grille restent celles de la course trois tours durant. Seul Erik Bruynoghe a réussit un départ parfait puisque la Lotus 2 Eleven boucle son premier tour en 12ème position, soit 4 places gagnées dans le tour. Les Mosler Gravity Racing sont finalement parties des stands, de même que la Porsche In2 Racing de Peter Richings. Mais le week-end commence à tourner au drame pour le Gravity Racing. Enervé, Anthony Kumpen embraye rageusement en se positionnnant au feu rouge et un cardan arrière n'apprécie pas. C'est l'abandon dès le premier tour ! De son côté, Vincent Radermecker cravache ferme pour remonter son handicap. Dans le premier tour, il reprend neuf places au général ! Il a bouclé son tour en 1:20.991, soit 1 à 3 secondes plus vite que les autos de tête qui ont pourtant la voie libre.
En tête de course, Jeffrey Van Hooydonck passe Vincent Vosse au 3ème passage. La Dodge A+ Racing, que l'on sentait en forme, affiche ses prétentions sur le championnat. Elle est aussi la voiture la plus rapide en piste en 1:21.052, avec une seconde de mieux au tour que le second, Vincent Vosse. Suivent Maxime Soulet (Porsche #1), Bart Couwberghs (Porsche #11), Damien Coens (Ferrari #3), Henk Haane (Lamborghini #10), Wim Lumbeeck (Dodge #7), Patrick Schreurs (Dodge #9) et Rafael Vanthoor (Dodge #8), soit exactement les positions au premier passage. Un classement qui ne va pas changer durant 12 tours. Seul Vincent Radermecker, déchaîné, s'introduit dans ce classement : il pointe en 5ème place dès le 8ème tour.
En queue de peloton, la Porsche de Peter Richings repasse par les stands au 6ème, puis au 12ème tour. La Lotus 2 Eleven, pourtant bien partie, doit aussi s'arrêter à son box au 8ème tour pour un problème à la roue arrière gauche. Une autre voiture n'est pas au mieux de sa forme, la Dodge #22 de Patric Derdaele. Douxième sur la grille, elle restera en 16ème position jusqu'au 19ème tour.

[ Abandon pour la Dodge #8, alors en dixième position après 17 tours de course. ]

[ Inspection de la Porsche qui a joué un peu aux auto-tamponneuses avec la Ferrari de Vincent Vosse. ]

[ De nombreuses voitures ont eu des problèmes de roue ou de pneumatique : la Lotus n'a pas été en reste. ]
La valse des ravitaillement débute au 16ème tour, avec la Lamborghini #5 de Joost Vollebergh, auteure d'une course atone au 15ème rang. Damien Coens céde rapidement (au 17ème passage) le volant à Frédéric Bouvy alors que la Ferrari a chuté en 10ème place. Devant, Vincent Radermecker, très en forme, s'est emparé de la 4ème place en doublant la Porsche de Bart Couwberghs. Deux tours plus tard, il avale la Porsche #11 de Maxime Soulet, et monte virtuellement sur la troisième marche du podium alors qu'il est parti des stands ! Heureusement que la Mosler est partie avec un handicap (poids + hauteur de caisse) car cette auto est vraiment performante. Certes Vincent Radermecker n'est pas le premier venu, mais Jeffrey Van Hoydonck, Frédéric Bouvy, Vincent Vosse ou Maxime Soulet non plus.
Pendant la période des relais, Vincent Vosse reprend la tête, mais la Dodge #4, pilotée maintenant par Robert Dierick reprend son bien au 27ème tour. Gregory Franchi, qui a relayé Maxime Soulet, a ravi la seconde place à la Ferrari de Vosse / Renard. Les deux relais des Porsche ont été assez longs, mais celui de la Ferrari Sport Garage a été encore plus long, et quand Eddy Renard repart, la Porsche GPR Pino Racing lui a grillé la politesse. Une Porsche très en forme après sa victoire du matin puisque Gregory Franchi s'empare du commandement à un quart d'heure de l'arrivée. Deux tours plus tard, Eddy Renard hérite de la seconde place car la Dodge de Robert Dierick a écopé d'un Stop and Go penalty de 10 secondes pour vitesse excessive dans les stands. A Dijon-Prenois, on ne badine pas avec la sécurité : toutes les autos étaient systématiquement contrôlées quand elles circulaient dans la pit-lane. Déjà à Zolder, Robert Dierick avait hérité d'un Stop and Go pour avoir quitté la pitlane quatre secondes trop tôt, ce qui lui avait valu de rater le podium. Seulement à Dijon, la pénalité fait grincer des dents chez A+ Racing. En effet, l'équipe était placée en dernière position dans la ligne des stands, c'est-à-dire à moins de 30 mètres de la personne qui contrôle la vitesse. Or la voiture de Robert Dierick a été contrôlée à 68 km/h. Une vitesse que l'équipe dit ne pas pouvoir atteindre sur une aussi courte distance.
Au Gravity Racing, le week-end est décidément bien gris : les efforts de Vincent Radermecker sont en partis anihilés lors du relais avec Ron Marchal puisque l'auto chute d'une place au général, au profit de la Porsche #11 de Ruben Maes.
A la fin des relais, et à 15 minutes de la fin, le classement est largement en faveur de la Porsche déjà victorieuse le matin : Gregory Franchi devance Eddy Renard, Ruben Maes, Ron Marchal et Frédéric Bouvy, très en forme aussi sur la Ferrari puisqu'il a repris 6 places en 12 tours. Robert Dierick, 6ème, devance Koen Wauters (Dodge #9) et Tom Van de Plas (Dodge #7). C'est pour ce dernier le meilleur résultat obtenu avec la Dodge A+ Racing depuis qu'il a pris le volant de cette auto en avril 2007.
En Division 3, la belle bagarre du matin ne se rejoue pas. La Porsche du First Motorsport devance très largement la Porsche Speedlover. Même situation en Division 2 où la Porsche de Powercars Racing est loin devant la Ginetta du KS Motorsport.

[ Stop and Go fort malvenu pour la Dodge #4, alors en tête au 27ème tour. ]

[ Relais de la Porsche 997GT3 Cup Speedlover de Tom Langeberg et Jürgen Van Hover. ]
L'arrivée de la première course avait été très serrée entre les trois premiers. Si la première place semble être acquise à la Porsche de Gregory Franchi (elle dispose de 22 secondes d'avance), c'est très serré pour la seconde place entre la Ferrari #72 d'Eddy Renard, la Porsche #11 de Bart Couwberghs et la Ferrari #3 de Frédéric Bouvy. Bart Couwberghs passe Eddy Renard au 34ème tour, puis Frédéric Bouvy double Eddy Renard deux tours plus tard. Eddy Renard le repasse le tour suivant, puis Frédéric Bouvy reprend son prend le tour d'après ! Derrière, Ron Marchal, en proie à des coupures moteurs, ne peut que lever le pied et après avoir dû laisser passer la Dodge #4 de Robert Dierick, il céde sous les attaques de Tom Van de Plas (Dodge #7), Koen Wauters (Dodge #9) et Hans Thiers (Ferrari #2). A deux tours de la fin, la Mosler s'immobilise sur la piste. Le week-end tourne au cauchemar pour le Gravity Racing ! Sur la piste, ce n'est pas la joie. Et hors piste, ce n'est pas mieux. Loris de Sordi, le patron de l'équipe est assez mécontent : "A Dijon, le Belgian GT était parqué en dehors du paddock, dans les cailloux. Et le timing des courses était assez particulier. Je pense qu'au niveau de l'organisation du championnat, on devrait davantage tenir compte des concurrents. C'est avant tout une question de respect..." (NDLR : A Dijon, le Belgian GT était parqué en dehors des paddocks traditionnels, de l'autre côté de la piste. C'était dû au meeting commun avec le FFSA-GT, qui outre les 34 voitures du GT français, regroupait les 42 autos de Formula Renault 2.0, les 43 concurrents de la Renault Clio Cup Elf, les 34 concurrents de la Porsche Carrera Cup. Dire que l'on était à l'étroit à Dijon-Prenois était un euphémisme ! ).
C'est par contre l'explosion de joie dans le clan GPR Pino Racing qui signe une seconde victoire en terre dijonnaise et s'empare du classement provisoire du championnat, avant l'épreuve de Zolder fin mai, une épreuve d'un format de deux heures plus propice aux Porsche qu'aux Mosler. C'est aussi la joie dans l'équipe NGT Racing avec un second podium en deux courses (qui fait oublier les déboires du premier meeting), et maintenant la 6ème place du championnat, à 9 points seulement des leaders.
Joie encore chez Francorchamps Motors / Delahaye Racing où le kit GT3 posé sur la Ferrari F430 commence à porter ses fruits. "Nous allons maintenant faire des tests à Zolder car l'auto est encore brute et non réglée. Ces deux podiums font du bien, mais nous visons aussi maintenant la victoire!" déclare Frédéric Bouvy après l'arrivée.
Eddy Renard et Vincent Vosse terminent au pied du podium, à 7 secondes seulement de la Ferrari Francorchamps Motors. Ah si le relais ne s'était pas éternisé! Même sentiment de frustation chez A+Racing où la belle course de la Dodge #4 a été ruinée par un excès de vitesse dans la voie des stands. Sans cette pénalité, l'auto pouvait logiquement monter sur le podium. Avant le départ, Jeffrey Van Hooydonk, qui ne connaissait pas le circuit de Dijon-Prenois avait déclaré : "Si cela fonctionne, je nous vois bien dans le top 5." L'auto termine 5ème mais aurait dû faire beaucoup mieux.
Tristesse dans le clan Lamborghini. Joost Vollebergh et Kurt Thiers sont les seuls rescapés, seulement 11ème à 3 tours des vainqueurs. La #10 de Henk Haane et Mikke Van Hool a abdiqué au 29ème tour. Et la #15 devra passer de longs moments entre les mains des mécaniciens pour être prête pour l'épreuve de Zolder.
En Division 2, Olivier Van Oost et Robin Maes ont inversé le résultat de la première course. Et en Division 3, Niels Lagrange et Pascal Nelissen-Grade ont imposé facilement cette fois leur Porsche. Avec seulement trois voitures dans ces deux divisions, les luttes ne peuvent durer longtemps et ne sont pas forcément passionnantes pour les suiveurs et les participants. Espérons que le plateau regagne en densité dès la manche limbourgeoise.

[ La Porsche victorieuse porte la marque des attaques qu'elle a porté sur la Ferrari de Vincent Vosse.
"J'ai tenté de passer Vincent un nombre incalculable de fois, car j'étais très proche, comme mon pare-chocs avant peut en attester". ]
Remarque : il existe des présentations plus détaillées de certaines autos, leur course, les chronos, des interviews et de nombreuses photos. Cela concerne la Lamborghini Gallardo #15, la Mosler G&A Racing #45, l'Aston-Martin Accent Racing #177, trois concurrentes malchanceuses (cliquez sur le lien/nom de la voiture pour y accéder). |
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Tous les résultats (essais libres, chronométrés et courses) sont à cette page.