Les engagés 
Vingt neuf voitures sont présentes à Zolder pour ce premier round du Belgian GT Championship, ce qui est mieux que les 26 annoncées lors de la présentation du championnat deux semaines plus tôt ici-même à Zolder. Pas de surprise : les voitures annoncées sont bien présentes et le plateau a une "belle" invitée en sus : la Gillet Vertigo de Bas Leinders et Renaud Kuppens. Une autre invitée ne semble être appréciée que par certains pilotes de la Renault Clio Cup : la pluie attendue en force pour le dimanche.
Quelques voitures sont toutes nouvelles : les Porsche 911 GT3 Cup S du GPR Pino Racing (#1 de Maxime Soulet et Gregory Franchi), du NGT Racing (#11 de Bart Couwberghs et Ruben Maes), de Prospeed Compétition (#51 de Franz Lamot et Rudi Penders). Des voitures tellement neuves qu'elles n'ont été homologuées que le jeudi soir!
Les deux Ginetta du KS Motorsport n'ont que peu roulé. Quant à la Ferrari F430 de la Scuderia Monza pour Frank et Hans Thiers, elle n'est pas plus vieille. Hans Thiers est réservé : "La première course de la saison avec une nouvelle voiture et dans les mauvaises conditions atmosphériques n'est bien entendu jamais facile." Deux autres Ferrai F430 sont présentes : celle de Vincent Vosse et Eddy Renard (#72) et celle de Frédéric Bouvy et Damien Coens (#3).
Il sera intéressant de suivre la bagarre entre les Dodge Viper Competition Coupé qui sont au nombre de cinq : la #4 de Jeffrey Van Hooydonck et Robert Dierick, la #7 de Tom Van de Plas et Wim Lumbeeck, la #8 de Rafaeel Vanthoor et Kris Wauters, la #9 de Koen Wauters et Patrick Schreurs et la #22 de Patric Derdaele et Jos Menten, ce dernier étant engagé pour les deux premières manches du Fia-GT sur une Saleen S7-R ex-Konrad Motorsport. Chez A+ Racing qui engage les Dodge #4 et #7, les derniers jours avant le début de la saison ont été tendus : il fallait trouver un pilote rapide pour épauler Jeffrey Van Hooydonck. C'est finalement Robert Dierick qui a été titularisé. Le pilote qui s'était distingué l'an passé avec la Porsche #257 entame le 12 avril sa vingtième saison de compétition. Son expérience est donc immense et un précieux renfort pour A+ Racing.
La mauvaise nouvelle est dans le clan du team JD Astromega qui aligne trois Lamborghini Gallardo. Patrick Ceusters, blessé, ne peut prendre le départ. Sur la Lamborghini Gallardo #10, il est donc remplacé par Mikke Van Hool. Ce pilote belge qui a fêté ses 40 ans en novembre dernier n'a plus vraiment couru depuis ses dernières courses en F3000 en 1995. En 1992, il avait terminé cinquième du championnat britannique de F3.
A noter qu'en division 2, la Porsche #123 de Powercars Racing pour Olivier Van Oost et Ludovic Sougnez est en fait l'ancienne Porsche du NGT Racing de l'an passé, la voiture qui avait gagné la division avec Bart Couwbergs et Marc Neyens. Ludovic Sougnez étant un pilote rapide, il y a de fortes chances que la voiture pointe à nouveau en tête de la catégorie. D'entièrement argentée en 2007, la voiture est cette fois immaculément blanche.
Toujours en divsion 2, la Lotus Exige 255 GT4 de Thierry Verhiest et Luc De Cock n'est plus là, mais la marque Lotus reste présente avec un originale cabriolet Lotus 2 Eleven. Pour les besoins de la sécurité, la voiture a néanmoins été dotée d'un arceau fort disgracieux.
En division 3, la BMW GTR de David Shelton et Phil Keen, du Chad Peninsula Racing, est en fait la BMW engagée en 2006 avec Georg Severich et Mario Josten.
L'an passé en division 2, il y avait à chaque course du Belcar trois Porsche du First Motorsport sur la grille de départ. Cette année, l'équipe n'engage qu'une Porsche 997 GT3 Cup en division 3 pour Niels Lagrange et Pascal Nelissen-Grade.
La variété est de sortie dans le plateau du Belgian GT Championship. Dix marques sont représentées (Aston-Martin, BMW, Dodge, Ferrari, Gillet, Ginetta, Lamborghini, Lotus, Mosler et Porsche) et hormis la lutte pour le podium et dans les divisions, il y aura de la bagarre pour être le premier de la marque notamment chez Dodge puisque l'on dénombre cinq autos de la firme américaine. Mais aussi quatre Lamborghini Gallardo, quatre nouvelles Porsche 911 GT3 Cup S, trois Ferrari F430 et trois Mosler. On peut même dire que 11 marques sont présentes puisque la Gillet Vertigo est mue par un moteur Maserati V8.
Question précision, les trois Ferrari F430 ne sont pas identiques : celle de Bouvy/Coens est une F430 Challenge tandis que celle de Thiers/Thiers et Vosse/Renard sont des F430 GT3. La première est une version de la F430 développée pour le Ferrari Challenge en 2006. La GT3 est plus puissante mais plus lourde et elle bénéficie d'extracteurs d'air arrière plus importants. Et puis, la Ferrari Challenge de Francorchamps Motors est la seule à ne disposer d'un large aileron sur le capot arrière.
Les deux Mosler du Gravity Racing ne sont pas non plus dotées du même moteur que la Mosler du G&A Racing. Les deux premières bénéficient d'un moteur "typé" GT3 de 520 CV et la dernière est propulsée par un Chevrolet de 5,7L de 445 CV.
Quelques pilotes étrangers ont rejoint la scène belge : le Tchèque Vladimir Hladik sur une Porsche de Speedlover, les Néerlandais Jos Menten sur une Dodge de Belgium Racing et Ron Marchal sur une Mosler du Gravity Racing, et le Finlandais Markus Palttala sur une Porsche de GPR. Il y a aussi quatre Anglais, réunis au sein du Chad Peninsula Racing : Iain Dockerill, Nigel Greensall, Phil Keen et David Shelton. Des Anglais qui font feu de tout bois puisque l'on retrouve ces pilotes dans le championnat BTCS, et en Dunlop Sport Maxx Endurance Cup. Sans oublier que Nigel Greensall pilote une Ford du Matech Racing en Fia-GT.
Quant à Kurt Thiers, quoique belge, il est résident monégasque et apparaît comme tel sur la liste des pilotes admis aux essais.
Pour être complet, il faut aussi citer une voiture venue de France, la Ferrari F430 #72 de Vincent Vosse et Eddy Renard alignée par Sport Garage.
Pour 2008, le changement majeur se situe dans le format de l'épreuve. Ce n'est plus une manche de 125 minutes, mais deux manches de 60 minutes chacune que les autos devront disputer chaque dimanche. Comme en BTCS, deux séances qualificatives la veille détermineront les positions sur la grille. Chaque pilote devant prendre un départ.
Le lest est à nouveau l'objet de quelques discussions animées. La Mosler n'en porte pas au profit d'une bride. Mais il semble que la bride soit moins pénalisante que le lest. D'ailleurs, lors des dernières 6 Heures de Vallelunga qui se courent selon une formule open, les Mosler ont roulé avec une bride car elles étaient plus performantes avec que sans!
Steve Vanbellingen ne veut pas installer le lest prévu dans les Ginetta, au motif que les deux voitures, quoique inscrites en GT4, sont en fait des Ginetta Cup. La formule existe en Angleterre, et si les Porsche Cup ne porte pas de lest, alors les Ginetta ne doivent pas en porter non plus estime le pilote.
S'il apparaît indispensable qu'une échelle d'équivalence soit établie entre les voitures, il est quand même particulier que les pilotes étalonneurs soient choisis parmi ceux qui courent dans le championnat. Christophe Bouchut qui étalonne le GT3 n'est-il pas par ailleurs pilote d'une Gallardo en 2007 et d'une Corvette cette année? Sans mettre en doute l'honnêteté du pilote français, peut-on être à la fois juge et partie ?

[ L'originale Lotus 2 Eleven d'Harry Steegmans et Erik Bruynoghe. ]

[ Non, le Chad Peninsula Racing ne s'est pas trompé dans la numérotation.
La BMW M3 GTR porte encore son numéro de course du Belcar ... 2006 et certains stickers du GS-Motorsport. ]
Remarque : il existe des présentations plus détaillées de certaines autos, leur course, les chronos, des interviews et de nombreuses photos. Cela concerne la Porsche GPR #1, la Ferrari Scuderia Monza #2, la Ferrari Francorchamps Motors #3, la Dodge A+ Racing #4, la Dodge A+ Racing #7, la Porsche NGT #11, la Lamborghini Gallardo #15, la Dodge Belgium Racing #22, la Mosler G&A Racing #45, l'Aston-Martin Accent Racing #177 et la Gillet Vertigo #312 (cliquez sur le lien/nom de la voiture pour y accéder). |
|
Essais libres du vendredi 
Deux séances d'essais libres sont prévus le vendredi après-midi. Vingt-et-une voitures s'élancent dans la première. Dans les forfaits, les trois Lamborghini Gallardo de JD by Astromega ne sont pas prêtes. Les plus assidus sont la Porsche de Van Oost/Sougnez (26 tours) et la Mosler de Radermecker/Marchal (26 t.), la Porsche de Soulet/Franchi (25 t.) et la Ferrari des frères Thiers (25t.).
C'est la Porsche de Soulet/Franchi qui est la plus rapide, trois dixièmes devant la Dodge de Van Hooydonck/Dierick et la Mosler de Kumpen/Longin.
En seconde séance, les Lamborghini de JD by Astromega prennent la piste avec succès : la #15 de De Laet/Vollebergh est la plus rapide et la #10 de Haane/Van Hool est 5ème. Soulet/Franchi, Radermecker/Marchal et Penders/Lamot (Porsche 911 GT3 Cup S) s'octroie les trois places intermédiaires. Les écarts du début d'après-midi se resserrent : les cinq voitures se tiennent en onze dixièmes.
La Lotus 2 Eleven ne fait qu'un tour. Elle se plante dans le bac à sable du premier droite dès son premier tour et rentre au stand pour être nettoyée.

[ Un petit tour et zou! dans le bac à sable pour la Lotus 2 Eleven. La voiture ne reviendra sur la piste que le lendemain. ]
Essais chronométrés du samedi 
La grosse modification cette saison, c'est que les deux séances qualificatives ont été réduites à 25’ et qu'il en est fini le temps des numéros pairs et impairs en piste. La première séance est déterminante pour la grille de la première manche d’une heure et la seconde pour la deuxième manche. Le pilote qualifiant la voiture pour la première course en prend le départ. Son équipier devra impérativement participer à la seconde séance et donc prendre l’envol lors du second exercice (ce sont les règles qui prévalent en FIA GT3).
Vingt huit voitures s'élancent pour la première séance. La Porsche 996 GT2-R de Bouillon/Voets reste au box de même que la BMW GTR de Shelton/Keen que les mécaniciens n'ont pas encore fini de préparer. La lutte est serrée entre six voitures qui se tiennent dans la même seconde : la Dodge #4, les Lamborghini #6 et #15, les Mosler #24 et #25, et la Porsche #1. Après plusieurs changements de leaders, c’est Ron Marchal qui réalise le meilleur chrono. Avant d'être rétrogradé. "Malheureusement, je suis rentré trop vite dans la pitlane" regrette le pilote néerlandais, rétrogradé en fond de grille par les commissaires sportifs pour une vitesse excessive de 4 km. "J’avais mal compris le fonctionnement du limiteur de vitesse. Cela m’a coûté la pole. C’est de ma faute. Je suis désolé."
Son manager, Loris de Sordi, ne s'avoue cependant pas vaincu. "OK, la vitesse a été dépassée. Mais de 4 km/h seulement". Et le team-manager de demander le PV de certification du radar qui a chronométré Ron Marchal ! Stupeur : personne sur le circuit de Zolder ne sait où se trouve le procés-verbal de certification. En l'absence de ce document qui valide l'étalonnage du radar, Loris de Sordi introduit donc un recours auprès de SRO-Belgium pour annuler la sanction qui pèse sur la voiture la plus rapide du peloton !
En attendant, c'est la Porsche de Maxime Soulet qui partira en pole position le lendemain, devant la Lamborghini de Tim Verbergt. Le pilote de la Porsche apprécie sa nouvelle monture : "La nouvelle Porsche est une GT fantastique, avec un potentiel énorme. Les freins constituent l’évolution la plus impressionnante. Et ici on les sollicite pas mal !".
La Mosler de Bert Longin est 4ème, devant la Dodge de Jeffrey Van Hooydonck et la Lamborghini de Nigell Greensall. Ces cinq autos se tiennent dans la même seconde. Mais derrière, sept voitures se tiennent aussi dans la même seconde: la Ferrari de Vincent Vosse, la Dodge de Jos Menten, la Dodge de Koen Wauters, la Porsche de Ruben Maes, la Dodge de Rafael Vanthoor, la Porsche de Rudi Penders et la Lamborghini de Joost Vollebergh. Cela promet une belle bagarre puisque 13 voitures se tiennent en deux secondes exactement. Parmi ces dernières autos, une n'a pas pu défendre complétement ses chances puisque la Porsche de Ruben Maes n'a accompli que quatre tours suite à un problème de goujon de roue desserré (alors que les autres accomplissaient au moins 10 tours du circuit).
Huitième, la Dodge de Jos Menten et Patric Derdaele risque très certainement de manquer sur la grille. En effet, dans son dernier tour et alors que la fin de la séance venait d'être sifflée, Jos Menten est violemment sorti de la route après la passerelle Q8. Un problème de direction l'a fait longtemps glisser le long du mur en béton de droite, puis la voiture est rentrée frontalement dans le mur de pneus. Le pilote néerlandais est indemne, mais il lui faudra de longs instants avant de pouvoir sortir de la voiture en compagnie des secours très rapidement intervenus en nombre.
Les Divisions 2 et 3 se retrouvent toutes en fond de grille. En D3, Niels Lagrange est le plus rapide sur la Porsche 997 GT3 Cup #250 devant Wim Coekelberghs (Porsche 996 GT2-R), les trois autres autos de la division ne tournant pas. En D2, Olivier Van Oost est devant la Lotus d'Harry Steegmans et les deux Ginetta de Steve Vanbellingen et Tom Cloet. Avec une surprise lorsque la feuille de la grille de départ est éditée : les deux Ginetta ont disparu! N'ayant pas embarqué le lest de 50 kilos prévu, les deux voitures se retrouvent déclassées. Steve Vanbellingen ne veut rien entendre : il ne mettra pas le lest et fait appel de la sanction.

[ Un problème de direction entraîne cette violente sortie de route de Jos Menten en bas de la passerelle Q8. ]
Pour la seconde séance d'essai de l'après-midi, on prend les mêmes autos mais en changeant de pilote, sur une piste qui reste au sec. La formule est intéressante car elle permet de mesurer les différences au sein d'un même équipage. Les Dodge de Patric Derdaele (sérieusement abimée le matin) et de Robert Dierick (problème moteur) ne participent pas. Pour être exact, la Dodge A+ Racing accomplit bien deux tours mais au-delà du temps maximum pour être qualifiée, soit 130% du premier ou 2:00.845. La Porsche de Kelders/Palttala ne tourne pas non plus.
Le duel Porsche-Mosler reprend donc. Après avoir perdu la pole position le matin sur le tapis vert, les Mosler prennent leur revanche en monopolisant la première ligne avec Vincent Radermecker et Anthony Kumpen qui tournent 8 dixièmes plus vite que leurs équipiers en matinée. "On a pris une belle revanche sur notre mésaventure matinale. Nous sommes bien placés pour décrocher dimanche un tout bon résultat." reconnaît Vincent Radermecker.
La seconde ligne est aux couleurs de la marque de Zuffenhausen avec les 997 GT3 Cup S de Bart Couwberghs et de Gregory Franchi. Cinquième, Guino Kenis complète le succès des Mosler, tandis que Bas Leinders hisse la Gillet Vertigo en 7ème position en tournant 1 sec 6/10e plus vite que Renaud Kuppens.
En D3, Meno Kuus est de loin le plus rapide sur la Porsche 996 GT2-R #207 (3" de mieux que son équipier du matin) devant Pascal Nelissen-Grade (Porsche 997 GT3 Cup) relégué à 2 secondes pleines et la Porsche de François Bouillon à presque 10".
En D2, Ludovic Sougez enfonce le clou, trois dixièmes de mieux que le temps du matin, devant les deux Ginetta de Marnix Vandermaesen et Bert Redant.
Premiers tours de qualification pour la BMW GTR du Chad Racing. L'équipe a du mal avec l'auto : la voiture est loin, puisque dernière à plus de 12 secondes du leader.

[ L'Aston-Martin Vantage N24 de Philippe Cracco et Peter Van Audenhoven. ]

[ Grand soleil le vendredi pour les essais libres de l'après-midi. ]
Course 1 le dimanche matin 
Le pluie ayant bien arrosé la piste, toutes les voitures sont sur la grille chaussées en pneus pluie. Trois voitures manquent sur la grille de départ : la Porsche #216 McDonald’s et les deux Ginetta, qui ont finalement embarqué du lest, partent des stands.
La réclamation déposée par Loris de Sordi a finalement porté ses fruits à peine plus d'une heure avant le feu vert : la Mosler de Ron Marchal est bien sur la première ligne de départ et en pole position ! Autre bonne nouvelle : la Dodge Viper Compétition Coupé de Jos Menten et Patric Derdaele a été entièrement réparée durant la nuit et elle s’élance bien sur la quatrième ligne. Seul le capot avant n’a pas retrouvé tous ses stickers de commanditaires.
Dès le départ, la Porsche #1 de Maxime Soulet et la Mosler #25 de Ron Marchal sont au coude à coude dès le premier virage et la Lamborghini de Tim Verbergt se fait dépasser par la seconde Mosler de Bert Longin. Tandis que la Lamborghini chute en cinquième place, c’est la Porsche #1 qui s’empare rapidement du commandement. La Porsche ne caracole pas longtemps en tête : suite à une pression des pneus trop élevée, le pilote doit se laisser doubler par les deux Mosler dès le cinquième tour.
Deux voitures repassent rapidement par la zone des stands : dès le troisième tour, la BMW GTR de David Shelton, pour des problèmes de boîte de vitesse, et suivie immédiatement par la Porsche du McDonald’s Racing sujette à des problèmes moteurs. Si la première est poussée au fond de son box, la première repart deux minutes plus tard.
Petit à petit, Ron Marchal chute à la septième place, accompagné par Vincent Vosse qui se retrouve dixième. Tim Verbergt sur la Gallardo #15 fait le chemin inverse.

[ Au 9e tour, la Porsche de Maxime Soulet suivie par la Gallardo de Henk Haane et la Porsche de Ruben Maes. ]
La Mosler #25 est la première à rentrer aux stands mais, alors que la piste s’assèche, elle ne change pas de pneus. Vincent Radermecker repart en douzième position.
Eddy Renard relaie Vincent Vosse, sur la première des Ferrari au classement, en dixième position. On change les pneus tout comme pour la Dodge #10 où l’on chausse aussi les slicks.
C’est terminé pour la BMW 213 sur les coups de midi. Elle rentre définitivement aux stands.
Quand les Porsche #11 et #64 rentrent au stand, Bert Longin, bien installé en tête, réalise le meilleur temps en course. Il rentre en fin de fenêtre –il reste deux minutes– deux tours plus tard. Comme d’habitude entre Longin/Kumpen, le relais est parfait. Il repart chaussé de pneus slicks.
C’est moins parfait pour la Porsche #255 qui va se planter dans le banc à sable au droite du Canal. A cet instant c’est Robert Dierick sur la Dodge Viper #4 qui est en tête devant Dany de Laet sur la Gallardo #15 et Iain Dockerill sur la Gallardo #6, mais ils n’ont pas encore ravitaillé. Et la piste s’asséchant, ceux qui ont gardé les pneus pluie repartent plus vite mais perdent peu à peu du temps.
Après 24 tours de course, c’est donc Robert Dierick qui est en tête devant Anthony Kumpen et Vincent Radermecker. Suivent Gregory Franchi sur la Porsche #1, Bart Couwberghs sur la #11 qui précède trois Gallardo, Danny De Laet sur la #15, Mikke Van Hool sur la #10 et Ian Dockerill sur la #6. Damien Coens est 9ème sur la Ferrari #3 et Renaud Kuppens, 10ème sur la Gillet Vertigo, brille un peu devant son public.
Malchance encore avec un « Stop & go penalty » de 10 secondes pour Robert Dierick pour infraction lors du relais, après avoir ravitaillé en dessous du temps minimum imparti, soit 60 secondes pleines … mais ce n’est pas le seul puisque la même sanction est appliquée pour la Gallardo #5, la Gallardo #6, la Dodge Viper #8, la Gallardo #15, la Porsche #64 et enfin la Lotus #111 ! Ce point du réglement est tout de même assez particulier : il est en effet plus simple pour une voiture dont le box est en fin de pitlane de calculer au mieux son relais et donc de s'approcher de la minute exactement. Une voiture dont le box se situe en haut de pitlane doit repartir et parcourir la pit-lane où elle peut être gênée par une autre auto. Dans l'absolu, il vaut donc mieux rentrer le premier et avoir un box situé juste à côté du feu de sortie de pitlane.
Il est cependant étonnant qu'autant de pilotes se soient laissés prendre, mais le programme officiel diffusé à Zolder indiquait "un arrêt aux stands obligatoire d'une durée fixe de 45 secondes pour procéder à un changement de pilote", ce qui est d'ailleurs la norme en Fia-GT3.
Alors en tête, la Dodge A+ Racing de Robert Dierick passe par la pitlane pour accomplir sa pénalité. Elle perd donc sa première place au profit d’Anthony Kumpen, suivi par Franchi et Couwberghs, la Gallardo de Van Hool et la Vertigo de Kuppens. Les sept voitures qui ont écopé d'un « Stop & go penalty » perdont toutes le même temps : 32" pour la #5, la #15 et la #64, 33" pour la #6 et la #8, et 34" pour la #4 et la #111.
Les plus rapides à relayer sont Olivier Van Oost et Ludovic Sougnez en 1"03 exactement. Niels Lagrange et Pascal nelissen Grade accomplissent leur relais en 1"07. Robert Dierick et Jeffrey Van Hooydonck l'on fait en 0"54 mais cela leur a coûté un second passage par la pit lane. Bert Longin et Anthony Kumpen n'ont accompli le changement de pilote qu'en 1'14 mais c'est surtout parce qu'une dizaine de secondes a été perdu pour un problème de batterie.
Anthony Kumpen bénéficie donc d’une première place bien confortable puisqu’il a presque un tour d’avance sur la Porsche de Couwberghs, un Marc Couwberghs qui paraît déchaîné avec un temps 1.35’393 sur la Porsche mais Gregory Franchi ne l’est pas moins et attaque très fort Couwberghs. Il réalise le second meilleur temps en course en 1.35'666. Il finit d’ailleurs par lui choper la seconde place à deux minutes de l’arrivée … avant que les deux voitures ne se touchent dans la dernière minute de course et restent toutes les deux plantées de belle façon dans le bac à sable du droite du Canal ! Ce qui offre sur un plateau une place sur le podium à la Gillet Vertigo. Et du fait de cet accrochage, la première course du Belgian GT offre une variété de marques aux premières places comme on ne lui avait encore jamais connue avec cinq marques différentes aux cinq premières places : la Mosler de Kumpen/Longin, devant la Gallardo de Haane/Van Hool, la Gillet Vertigo de Leinders/Kuppens, la Mosler de Kenis/De Keersmaecker et la Ferrari de Bouvy/Coens, remontée du fond de la grille puisqu’elle était partie en avant-dernière ligne.
La première Porsche est la 911 GT3 Cup S de Penders/Lamot, en septième position, devant la première des Dodge, celle de Dierick/Van Hooydonck. Ce qui donne donc sept marques différentes aux huit premières places de cette manche. Quelle variété !
Comme on pouvait s'y attendre, en division 2, le duo Van Oost/Sougnez l'emporte facilement (17e au général), un tour devant la Ginetta de Vanbellingen/Vandermaesen (22e) et la Lotus de Steegmans/Bryunoghe (25e). Powercars Racing d'Yves de Groote a parfaitement pris la mesure de l'ancienne Porsche du NGT Racing. Emmenée par un duo de qualité, la voiture sera encore assurément l'auto à battre cette année, d'autant que comme NGT l'an passé, Powercars excelle dans les relais.
En division 3 qui comptait cinq voitures au départ, seule la BMW de Shelton/Keen manque à l'arrivée. Le McDonald's Racing l'emporte avec la Porsche 996 GT2-R de Coekelbergs/Kuus (20e) mais la seconde voiture de l'équipe, la Porsche de Bouillon/Voets est bonne dernière après avoir dû s'arrêter trois fois à son stand en sus du relais obligatoire. Sur une Porsche 997, Kelders/Paltalla et sur la Lotus 2 Eleven, Steegmans/Bruynoghe montent sur les deux autres marches du podium.
Les mécaniciens du GPR Racing ont maintenant du pain sur la planche s’ils veulent que la Porsche #1 reprenne le départ en début d’après-midi : hormis les inévitables traces de terre et passages de roues à nettoyer, la Porsche est assez endommagée devant, du côté droit, avec un radiateur à changer.

[ La Dodge de Derdaele/Menten a été remise en état au cours de la nuit. Elle termine 9ème. ]

[ A la lutte dans le dernier tour, les deux Porsche de Marc Couwberghs (au premier plan) et de Gregory Franchi s'accrochent dans le droite
du Canal. Tout le bénéfice d'une course superbe est ruiné à moins de deux minute du drapeau à damier. ]

[ Un podium qui respire la joie. Bert Longin et Anthony Kumpen ne se lassent visiblement pas de la première marche.
Henk Haane et Mikke Van Hool, à gauche, sont les premiers à placer une Lamborghini Gallardo sur un podium Belcar,
et Bas Leinders et Renaud Kuppens n'avaient pas imaginé, au vu du plateau, accéder à une si belle place devant leur public. ]
Course 2 le dimanche après-midi 
Sur la ligne de départ, les deux Porsche accidentées lors du dernier tour de la manche précédente sont bien présentes. C'est grâce à l'aide de Prospeed Compétition que la Porsche du NGT Racing a repris forme.
La Dodge #22 de Patric Derdaele, la Ferrari #72 d'Eddy Renard, la Ginetta #122 de Tom Cloet, la Porsche #255 de Christian Kelders, et la Dodge #4 partent des stands. La Dodge part des stands car son pilote n'a pas effectué les trois tours réglementaires lors de la séance qualificative. La BMW de Shelton/Keen n'est pas sur la grille ni dans la pitlane : les problèmes de boîte de vitesse ne sont pas solutionnés.
Au feu vert, les deux Mosler partent en tête et virent en tête dans l’ordre des qualifications au premier gauche, devant la Porsche #11 et la Mosler #45 qui a passé la Porsche #1. Mauvais départ de la Gallardo #10 qui s’est faite doubler par la Gillet Vertigo. Après un tour, Vincent Radermecker qui a pris immédiatement cinq longueurs à son compagnon d'écurie, passe nettement détaché.
Le second tour est dévastateur pour la marque Lamborghini puisque trois Gallardo s’accrochent à la première chicane, la #6 du Chad Racing et les #5 et #15 de JD Astromega. Elles pourront repartir toutes les trois, mais après avoir vu passer tout le peloton. Un instant plus tard, c’est la Ginetta de Tom Cloet, partie des stands, qui fait un passage dans un bac à sable.
Après son podium du matin, la Gillet Vertigo est en forme : au quatrième tour, Renaud Kuppens passe la Porsche de Gregory Franchi, puis la Mosler de Guino Kenis au tour suivant.
Pour la Porsche #207 de Meno Kuus, c’est déjà le retrait, un des cylindres ayant cédé. La seconde Porsche de l’équipe, la #217 de François Bouillon doit aussi faire un rapide passage par son stand durant laquelle les mécaniciens inspectent le moteur.
En tête au sixième tour, les deux Mosler sont séparées par 7 secondes devant un Renaud Kumpens déchainé puisqu’il a passé la Porsche #11 de Bart Couwberghs et la Lamborghini #10 de Henk Haane. Suivent la Mosler de Guino Kenis qui s’est longtemps bagarré –mais en vain– avec la Gillet Vertigo, la Porsche de Gregory Franchi, la Porsche de Franz Lamot et la Porsche 996 de Ludovic Sougnez. Dixième à cet instant, la Dodge #8 de Rafael Vanthoor.
Au sixième tour, en fond de classement, et dans l’ordre inverse, Wim Coekelbergs est arrêté depuis plus de cinq minutes et c’est l’abandon qui se profile pour un cylindre fendu sur la Porsche #207, Tom Cloet est déjà à quatre tours du premier sur la Porsche #122, juste derrière Harry Steegmans (Lotus #111), Peter Van Audenhoven (Aston Martin #177) et Iain Dockerill. Dans le même tour, Christian Kelders (Porsche #255) et Steve Vanbellingen (Ginetta #121) sont juste devant.
Dès l’ouverture de la fenêtre des relais, c’est la Porsche #1 de Grégory Franchi qui rentre avec une grosse fumée et se gare dans le garage pour une fuite d’huile. La Porsche #217 du Mc Donald’s Racing est victime du même mal. Les deux devront abandonner.
Eddy Renard rentre pour passer le relais de la Ferrari à Vincent Vosse alors que la Lamborghini #5 de Joost Vollebergh reçoit un drive-through. Deux tours plus tard, la Gallardo accomplira son relais en 55" exactement. Etourderie des mécaniciens ? Etrange car l'équipe avait déjà été sanctionnée quelques heures plus tôt. De façon étonnante, elle n'écopera pas de la sanction administrée aux fautifs de la première course.
Au Gravity Racing, c'est la voiture de tête qui relaie la première. Quand la seconde voiture, celle d'Anthony Kumpen rentre au stand après avoir réalisé le record du tour, elle repart en tête d'un cheveu. Comment est-ce possible ? Simplement parce que le relais entre Kumpen et Longin a duré quatre secondes de moins qu'entre Radermecker et Marchal. Autre équipe et autre voiture, le duo Kumpen/Longin excelle toujours dans ses relais.
Jos Menten sur la Dodge #22 puis Bas Leinders sur la Gillet Vertigo réalisent l’un derrière l’autre le meilleur tour en course. Cela fait plaisir d’enregistrer ce type de résultat, ce qui montre le bon niveau du Belgian GT puisque le meilleur tour en course a été, à la mi-course, dans l’escarcelle de trois marques différentes : Mosler, Dodge et Gillet.
La dernière à ravitailler est la Dodge #4 de Robert Dierick qui laisse le volant à Jeffrey Van Hooydonck.
A la fin des ravitaillements, Bert Longin sur la Mosler #24 a un peu plus de deux secondes d’avance sur Ron Marchal sur la voiture sœur du Gravity Racing. Bas Leinders est solidement troisième à 16 secondes des leaders, mais 11 secondes devant Ruben Maes sur la Porsche #11 et Mike Van Hool, premier des Gallardo. Michael De Keersmaecker est 6e, devant la première Dodge, celle de Jeffrey Van Hoydonck, la Porsche #51 de Rudi Penders et les Dodge #8 de Kris Wauters et #9 de son frère Koen.
Des trois Lamborghini qui se sont accrochées en début de course, la #15 avec Danny De Laet est 16e, la #5 de Joost Vollebergh est 21e et la #6 de Iain Dockerill est 25e.
Au moment –à 15 minutes de l’arrivée– où Jeffrey Van Hoodonck réalise le meilleur tour en cours, la Porsche de Ruben Maes, alors 5ème, rentre dans la zone des stands pour un problème de radiateur percé après avoir touché la Lamborghini Gallardo du Chad Racing. Cette dernière a freiné trop sèchement pour laisser passer la Porsche NGT, le contact fut inévitable. C’est aussi l’abandon. Les deux Porsche qui avaient dû abandonner dans le dernier tour renoncent également dans la seconde manche. De précieux points s'envolent au championnat, d'autant que sur le circuit de Spa dans quelques semaines, l'avantage que semblent posséder les Mosler sera encore plus flagrant et pourrait atteindre deux secondes au tour.
A quelques minutes de la fin, ils ne sont plus que quatre dans le même tour : les deux Mosler du Gravity Racing, la Gillet Vertigo et la Gallardo de Henk Haane. La bagarre est entre les six voitures suivantes, notamment entre Koen Wauters et Michael de Keersmacker. La Dodge passe la Mosler, mais au coude à coude avec l’autre Dodge de Kris Wauters, la Ferrari de Vincent Vosse et Jos Menten sur la Dodge #22, Ron Marchal qui prenait un tour à ces voitures ne peut éviter un contact à la chicane Jacky Ickx. Il doit renoncer en bout de ligne droite des stands, roue avant crevée. La Mosler #25 est décidément poursuivie par la malchance, après l'erreur de garder les pneus pluie dans la course 1. Enseignement qu'il faudra aussi garder de ces deux courses : Ron Marchal est assurément un pilote dont on peut dire qu'il est "vite".
Au final, la Mosler de Kumpen/Longin engrange une seconde victoire. Le duo impérial sur la Corvette le reste même en changeant de monture. Derrière Haane/Van Hool et Leinders/Kuppens terminent dans l'ordre inverse de la première manche. Henk Haane rayonne d'être à nouveau sur le podium : "J'ai vécu un week-end fantastique. Les conditions atmosphériques changeantes et le format sprint sont véritablement ma chose. L'équipe a aussi fourni un travail fantastique." Même joie chez Mike Van Hool qui a remplacé Patrick Ceusters : "Je me suis trouvé le bon rythme et je me suis assez rapidement bien amusé!" Patrick Ceusters ne cache pas non plus son émotion : "Il est bien entendu regrettable que j'ai dû suivre la course des stands. Mais je suis aussi en même temps très content du résultat obtenu par Henk et Mikke. J'ai été très ému à l'arrivée." Pour la prochaine course à Dijon, Patrick Ceusters devra probablement suivre la course des stands : "J'espère donc que Mikke et Henk pourront conduire ensemble. Je verrai comment mon pouls va évoluer, mais normalement je serai prêt pour la troisième manche de la saison. Je souhaite pouvori accomplir au plus vite un paquet de kilomètres d'entraînement au volant de la voiture pour ne pas être trop en retard sur l'autre pilote".
Van Hooydonck/Dieriek sont à nouveau les plus performants des Dodge Viper, devant Vanthoor/Wauters et Wauters/Schreurs.
Septièmes, Vosse/Renard sont les premiers des Ferrari F430. Aussi sur une Ferrari, Frank Thiers, qui a terminé avec son frère 18e puis 12e, est un peu déçu : "Nous ne sommes pas mécontents du premier weekend de course, mais il aurait pu clairement être mieux. Au cours des qualifications, nous avons tourné avec des chronos convenables de 1'35"8 (soit une seconde moins vite que le meilleur temps de Vincent Vosse. NDLR) mais nous sommes encore une seconde trop court. A une seconde de Vosse qui est un pro, nous n'avons pas donc à vrai dire de raison à nous plaindre. Mais le poids supplémentaire est bien le problème". Pour Frank Thiers, le constat est plus technique : "Nous avons perdu 3'41 dans le relais de la première course, ce qui nous a fait perdre un tour. C'est très probablement une place dans le top 4 qui s'est envolée. Et dans la seconde course, le réservoir des lave-glaces vide a fait qu'Hans n'a pas pu nettoyer le pare-brise et son rythme en a souffert. Nous aurions pu encore obtenir une cinquième place . La voiture est bien. Les freins et l'équilibre sont parfaits. Nous devons uniquement mener d'autres tests pour nous améliorer, y compris en structure et coordination. Malgré tout, cette course a été un bon test car nous avons dû conduire dans de mauvaises conditions. Nous savons ce que nous pouvons perfectionner."
En fond de tableau, il est intéressant de noter que la petite Aston-Martin Vantage qui court en GT4 a progressé de près de 10 secondes au tour par rapport à la première course! De 1:59.638 comme meilleur temps en course 1, la voiture a tourné en 1:47.045 l'après-midi, soit une seconde et deux dixièmes de mieux que lors des essais qualificatifs de la veille.
La Mosler de Kenis/De Keersmaecker, en proie à quelques soucis, n'a pu se mêler longtemps à la bagarre. Elle termine 8ème, devant la Dodge de Derdaele/Menten et la première des Porsche, celle de Penders/Lamot. Il y a toujours six marques différentes dans les dix premières autos, mais cette fois les quatre premières places sont occupées par quatre marques : Mosler, Gillet, Lamborghini et Dodge.
Il est maintenant loin le temps où l'on pouvait dire : "Le Belcar ? C'est une coupe Porsche!" D'ailleurs, Patricia Indekeu, de SRO-Belgique, arborait un splendide sourire de satisfaction à la fin du week-end : "C'est beau, n'est-ce pas ?". Assurément, cela le fut. Même la pluie avait choisi de faire mentir les prévisions les plus inquiétantes de la veille!
Tous les résultats (général, par classe, temps au tour, alnalyse par secteur) se trouvent à cette page.

[ Week-end faste pour la Gillet Vertigo devant son public avec deux podiums en deux courses ]

[ Envol parfait de Vincent Radermecker sur la Mosler #25 du Gravity Racing ...
mais un contact malheureux en fin de course privera la Mosler du Gravity Racing de la seconde marche du podium.]

[ Ludovic Sougnez a démontré à deux reprises ce week-end que la Porsche 996 GT3 Cup savait toujours être performante ]